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Connie, la barbare : le bon équilibre entre érotisme et humour.

Posté sur13/06/2023

Connie est une jeune guerrière en quête d’aventures. Elle a quitté son village de Clithéria, située dans le rude pays nordique d’Hystéria, pour rejoindre le sud et ses plaisirs. Fille illégitime d’un Cimmérien et d’une Hyrkanienne non moins célèbre, rompue aux armes, elle s’est concocté un programme des plus... alléchants ! « Se battre, boire de la bière, se battre, faire des galipettes, se battre, etc. »

Après une introduction mythologique qui se veut certainement un lien avec l’entame de la première adaptation de Conan au grand écran, nous faisons connaissance avec cette guerrière délurée, qui sauve une mère supérieure et ses novices (si, si, ce sont des nonnes dans la première case ci-dessous !) d’une bande de soldats en quête de plaisir non consenti.

Notre farouche Connie va y mettre bon ordre, et après avoir reçu sa récompense en nature, elle arrive dans une ville presque déserte où commence réellement l’aventure de ce premier tome : se battre contre une sorcière lubrique et ses ogres pour empêcher la venue du démon C-Chozlà. En effet, l’incantatrice et sa servante Fouffe ont kidnappé Dame Yolie de Lunefendue ; lorsque cette vierge sera pénétrée par le démon, celui-ci pourra intégrer notre monde et le ravager. Et seule Connie pourra l’en empêcher !

Connie la barbare, T1 : La Nuit du Gloriole - Par Gianluca Maconi - Tabou

Les patronymes précédents vous démontrent que Connie est un pastiche d’Heroic Fantasy qui ne se prend pas au sérieux. Heureusement pour nous, car on prend énormément de plaisir à traquer les allusions et les jeux de mots, comme cette référence à peine dissimulée aux Schtroumpfs, ou ce clin d’oeil à Simone Veil !

Ok, c’est drôle, mais est-ce érotique ? Oui, par Crom, le récit est sexué sans être aventure. Il évite la succession de coïts sans queue ni tête, pour proposer une réelle histoire, où l’érotisme se mêle plus à l’humour qu’à l’excitation à proprement parler. Avec en conclusion de ce premier tome, une belle scène finale qui combleront ceux qui seraient restés sur leur faim.

Une double page mythologique qui termine d’explication de la Création grâce à l’amour

Tant au scénario qu’au dessin, on retrouve Gianluca Maconi, qui a déjà réalisé les deux tomes d’Elya (le spin-off des Brumes d’Asceltis), les trois tomes d’Azaqi avec Nicolas Jarry ainsi (entre autres) que quatre tome d’Elfes, la référence actuelle en terme d’Heroic Fantasy ; c’est dire si l’auteur maîtrise le genre !

Pour ce récit érotique, Maconi trouve un trait à mi-chemin entre le récit jeunesse d’Azaqi et l’aspect plus adulte d’Elfes. Un graphisme qui convient parfaitement au format Comics de cet album broché. La mise en page comporte majoritairement deux-trois cases par planche, ce qui apporte beaucoup de rythme à cet album de 130 pages. De plus, si le dessinateur soigne ses personnages pour apporter de la dynamique, il s’amuse également beaucoup avec ses arrière-plans, jouant sur l’aspect érotique pour parfois doper le récit avec des décors de bon aloi (Voir le quatrième de couverture ci-dessous). Seul bémol, la couverture où ce tapis rouge sang dénote de l’ensemble, en prenant la forme d’un hypothétique bandeau. Heureusement, pas de soucis tel à l’intérieur de l’album.

En définitive, même si cette parodie emprunte plus à l’Heroic Fantasy en général qu’à Conan en particulier, on passe un agréable moment de lecture, notamment grâce au mélange d’humour et d’érotisme qui fait le sel de cette aventure. On attend d’ailleurs le tome 2 de cette série qui en comptera trois !

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