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DÉMONE-X : Le graphisme érotique et l’humour délivrés par Frans Mensink séduisent d’emblée.

Posté sur05/12/2022
Après ses deux albums muets de "CoquinNet", Frans Mensink revient avec des femmes plutôt dominatrices et ses visions des enfers, le tout placé sous le signe de l'humour !
 

Souvenez-vous, nous vous avions présenté l’année dernière les deux tomes de CoquinNet, des récits muets de l’auteur Frans Mensik qui faisait par la même occasion son entrée sur le marché francophone alors que r=cet cet auteur dispose déjà d’une production assez importante, notamment en anglais.

Démone-X - Par Frans Mensink - Ed. TabouCe dessinateur néerlandais, autodidacte et indépendant depuis 25 ans, a commencé sa carrière dans l’illustration pour Heavy Metal. Très vite, il s’est tourné vers l’érotisme qu’il aime combiner avec l’Heroïc Fantasy et le fantastique. Ainsi, en 2008, il débute la trilogie de Kristina, Queen of Vampires parue en anglais chez NBM, et inédite en français à l’heure actuelle.

Kristina est une vampire du 17e siècle, ressuscitée de nos jours et qui aime s’abreuver de criminels en tout genres, une sorte d’enfant hybride entre le Punisher et de Carmilla, l’héroïne de Rapaces par Dufaux et Marini. La référence s’arrête là, car Kristina est une série horrifique volontairement parodique, irrévérencieuse et érotique, qui a l’avantage de ne pas se prendre au sérieux.

Extrait de "Kristina, Queen of Vampires"

 

Ce mélange de fantastique horrifique allié à un second degré de bon aloi, nous étions impatients de le découvrir après le diptyque de CoquinNet qui avait fait a démonstration de l’habilité graphique (notamment numérique) de Frans Mensik. Finalement, ce n’est pas avec Kristina que son autre pan de sa carrière se dévoile sur le marché francophone, mais avec un one-shot tout aussi déluré, comme le titre Démone-X l’indique.

Sous ce vocable se dévoile l’impératrice d’un monde parallèle, où vivent des créatures maléfiques. Mais la démone lubrique s’ennuie en son royaume : lassée de ses esclaves sexuels dénués de personnalité et d’imagination, elle interroge ses serviteurs démoniaques afin qu’ils lui ramènent une distraction digne de ses appétits. Ces derniers lui dénichent sur Terre une jeune femme qui ressemble presque trait pour trait à sa majesté, disposée du même plaisir des sens, sauf qu’elle est blonde au contraire de sa coiffure noire de jais. Dès lors, l’impératrice envoie l’un de ses trolls pour ramener la belle platine dans son lit.

Pour tromper son ennui, l’impératrice devra-t-elle se taper un troll ?!

Dès la première page, le mélange de graphisme érotique et d’humour délivré par Frans Mensink séduit d’emblée. Le corps de la belle impératrice se détache du noir de ses enfers, et après quelques traits d’humour bien sentis, on s’amuse encore plus lorsque l’immense troll traverse le miroir des dimensions et se retrouve sur Terre... avec la taille d’un... Gremlin ! Second atout : la jeune femme qu’il ramène n’est pas décidée à se laisser faire, ce qui nous vaiut de brusque retournements... de situation !

Soyons clairs : personne ne se prend au sérieux dans ce récit, ni les personnages, ni l’auteur. Les situations sexy ne s’encombrent pas vraiment de mises en situation réalistes, surtout quand deux amoureux commencent à s’amuser avec une serveuse de restaurant.

L’important est de profiter de cette ambiance délurée, qui ne s’embarrasse certes pas d’artifices, et de rire et profiter de ces jeunes gens, hommes et femmes, à qui on donnerait le paradis sans confession.

"Une belle plante qui manque un peu de vocabulaire" : belle démonstration de mise en page aguichante doublée d’un second degré bienvenu

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