Les Arcanes de la maison Fleury (1) : Un début fort et prenant, plein de suspense, de plaisirs et de sang.

Publié le 22/04/2021

Des meurtres de femmes se multiplient à Londres et rappellent de sombres temps... Un début fort et prenant, plein de suspense, de plaisirs et de sang.

 

L'histoire :

Londres, sa vie en effervescence, ses bâtiments si clairs et attrayants au premier abord, cette chaleur humaine... La ville est un peu comme l’homme : en apparence bon et accueillant, mais quand on y regarde bien, il peut s’y cacher des vérités sordides et atroces. La misère est aussi forte que l’intensité de la vie et on peut croiser le pire de l’humanité dans ce qu’elle a de plus bestial et de violent. Le commissaire Barnes en fait l’amère expérience. On a retrouvé le corps d’une femme, entièrement nue et suspendue en hauteur à une corde. Le cadavre bouleverse le quartier et les journaux en font leurs gros titres : on parle même du retour de Jack l’éventreur ! Le commissaire interroge les habitants alentour, sans succès. Il n’y a qu’un indice : cette femme était une miséreuse, comme il y en a tant dans cet endroit. Pourquoi avoir mis en scène ce meurtre de cette façon ? L’enquête s’annonce difficile...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Voici une série qu’on aurait du mal à classer X de prime abord. En effet, sous fond d’enquête policière, on peut suivre ici une véritable réécriture de Jack l’éventreur opérée de façon chirurgicale par Gabriele di Caro. De plus, la profusion de textes et la qualité littéraire de certains passages détonnent par rapport à ce qu’on pourrait trouver dans ce genre d’album. Alors, pourquoi est-il interdit au moins de 18 ans ? Comment glisser des scènes torrides dans un contexte pareil ? C’est parce qu’une bonne partie de l’intrigue se déroule dans un bordel où la beauté des femmes de joie donne vraiment envie de s’encanailler. Entre deux scènes fortes de meurtres ou de dialogues intelligents, on pourra « respirer » en admirant les poses lascives des femmes et goûter aux parties de jambes en l’air. Il faut dire que le graphisme de Gabriele Di Caro est particulièrement séduisant : il parvient à restituer de façon admirable ce XIXème siècle victorien, ses rues tortueuses, cette gouaille du bas peuple et ses costumes en dentelle... Malin et agréable à contempler, ce démarrage a tout pour plaire !

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