Achille (2) : De son trait réaliste et précis il propose des pages soignées aux décors hyperréalistes

Publié le 29/08/2019

Cosimo Ferri s’est fait connaître en France avec la publication à partir de 2011 de « Mara », série érotico-fantastico-policière bien ficelée en cinq volumes publiée par les sulfureuses éditions Tabou. Aujourd’hui, il propose dans la foulée le second volet de la trilogie « Achille », adaptation à la lettre de l’œuvre d’Homère.

C’est à un monument de la mythologie grecque que s’attaque Cosimo Ferri et plus spécialement à l’un de ses héros les plus fameux, Achille. Fidèle à l’œuvre d’Homère, s’inspirant des peintures et sculptures antiques, il campe avec réalisme les protagonistes de ce classique immortel. Achille après avoir capturé la belle Briseis devenue sa compagne, se retrouve face au Grec Agamemnon épris de Chryséis la fille d’Apollon dont les troupes sont victimes d’une implacable épidémie de peste. Ainsi débute le second épisode de cette trilogie avec pour fil rouge l’affrontement entre les deux rivaux. De son trait réaliste et précis il propose des pages soignées aux décors hyperréalistes qui combleront les amateurs d’Histoire et de belles images. Notons que ce récit est publié en deux versions. La première de 48 pages lisible par tous, destinée à un large lectorat est sortie en avril dernier aux éditions Graph Zeppelin, la seconde qui vient de paraître aux éditions Tabou compte 64 pages et offre des séquences très chaudes. Une formule habile qui a cependant ses limites, les passages érotiques arrivant parfois comme un cheveu sur la soupe. On reste pourtant ébloui par les scènes audacieuses et réalistes qui ont aussi l’avantage de rendre le récit moins didactique. Notons que ce second volume paraît chez Graph Zeppelin avec pour titre « Sous les murs de Troie » et chez Tabou celui de « Pour l’amour d’Achille ».

 

Né en 1976 à Taranto en Italie du Sud, Cosimo Ferri s’est orienté vers la BD au début des années 2000. Il collabore à divers journaux italiens, Lancio Story, Skorpio… avant de débuter une collaboration régulière avec les éditions Tabou où il réalise de 2011 à 2016 les cinq albums de la série  « Mara ». Il enchaîne avec « Achille », toujours pour Tabou tout en travaillant sur « Bee Spy » pour les éditions lyonnaises Original Watts. Il est l’un des rares dessinateurs à travailler encore pour des séries adultes alors que les éditeurs privilégient depuis quelques années les rééditions des vieux classiques du genre.

Henri Filippini

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