Deanna et les zombis : Un album qui mélange joyeusement les genres et les styles, dans un déluge de sexe et d'horreur.

Publié le 31/01/2019

Deanna se retrouve piégée au milieu de zombies. Pour s'en tirer (et éviter de se faire tirer), elle va raconter ses expériences passées. Un album qui mélange joyeusement les genres et les styles, dans un déluge de sexe et d'horreur.

L'histoire :

Deanna est une jeune écervelée qui veut épater ses copines. Elles se rendent dans le cimetière de la ville et Deanna les provoque en se déshabillant. Elle leur montre ce dont elle est capable et prend des poses lascives devant les mausolées. Elle en appelle aux morts et leur somme de venir la rejoindre pour assouvir ses désirs les plus inavouables. Ses amies sont impressionnées par sa fantaisie et son côté gothique. Pourtant, qui aurait pu soupçonner que ses supplications allaient trouver un écho effrayant ? En effet, de nombreux morts reviennent à la vie et apparaissent devant leur tentatrice, le visage immonde mais plein d'envies. Ils sont prêts à tout pour profiter de cette belle créature et ne lui accordent aucune pitié. Deanna avoue qu'elle voulait simplement frimer devant ses copines et demande qu'ils la laissent tranquille... mais rien n'y fait. Les monstres sont bien trop excités pour s'en arrêter là. Elle trouve alors une solution pour s'en sortir : elle va leur raconter ses histoires incroyables en Carnigore. Elle y a vécu tant d'histoires chaudes et osées que son récit suffira à donner du plaisir aux zombies. Ils acceptent, finalement, curieux d'entendre ce qu'elle a à dire...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Vous connaissez Shéhérazade qui a dû raconter des histoires pendant mille et une nuit au Sultan pour éviter de mourir ? Imaginez le même commencement façon BD X, avec une jeune femme espiègle qui se retrouve prisonnière de morts-vivants qui ne la violent pas, simplement parce qu'ils veulent entendre ses récits fripons dans le centre de la terre, Carnigore. Cette drôle d'idée donne lieu à un mélange étonnant d'univers. On voit donc de la magie noire et des monstres façon Lovecraft tout en admirant les croupes démesurées et affriolantes de Deanna, digne héritière de Druuna. L'emprunt à Serpieri ne s'arrête d'ailleurs pas là, puisque de nombreuses scènes rappellent celles de Druuna avec des monstres bourrés de tentacules, de corps organiques déchiquetés et de formes immondes qui vont se mêler au corps féminin ultra développé ! Le mélange porno-horreur permet d'oser des scènes un peu folles et originales. Même si le tout est finalement déjà-vu et revu, la plume de William Skaar est plutôt littéraire, malgré les scènes très crues. Mais c'est par son graphisme que l'artiste se distingue : là encore on est dans le mélange, avec des visages et des couleurs à la Richard Corben et une vision de la sexualité à la Serpieri. On pourra être rebuté par ces mélanges constants et ces délires largement exagérés, mais après tout, à qui la faute si Deanna fricote avec les non-morts ?

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