Orgies Barbares V : Une réussite de bout en bout pour une série qui confirme sa qualité.

Publié le 04/12/2018

Si le précédent tome était centré sur les personnages de Yonsa, Yevlyn, Sir Corwyn et son fidèle valet lubrique, on suivra dans celui-ci les aventures de ZoÏa et de La voleuse, déjà décrites en particulier dans le premier tome même si sœur Yevlyn fera deux  apparitions. Des héroïnes plus politiques dans ce monde moyenâgeux débridé qui consolident encore une fois la force érotique d’une série maîtrisée de bout en bout.  

Zoïa que l’on avait vu curieuse des us et coutumes du monde civilisé auparavant s’est vite rendue compte que certaines choses ne changeaient pas vraiment. Venue apprendre en ces contrées lointaines, elle a donné un sens à des capacités déjà expertes et prenant toujours autant de plaisir, elle sait maintenant que ses talents peuvent servir ses intérêts et à défaut de dominer le monde, pour l’instant, elle dirige d’une main de maître  les féroces guerriers Loups Gris. Elle ne se sert d’ailleurs pas seulement de sa main pour récompenser ses fidèles soldats qui, du coup, lui vouent une dévotion sans limites. Il s’agit même d’une tactique qui a fait ses preuves pour rallier ses ennemis à sa cause et Zoïa et toujours prête à servir son clan. Elle apprendra surtout que « rustauds ou intellectuels, les hommes ne sont que des coquins », mais avec intelligence on peut en tirer avantage.

Nous suivons également différentes missions de La voleuse qui parvient à chaque fois à duper son commanditaire et se sortir des pièges retors des hommes qui, s’ils ne veulent pas la violer à chaque fois, souhaitent toujours abuser de son travail sans avoir à la payer.  Allant jusqu’à se dédoubler, elle montre la supériorité de la ruse et du plaisir face à la force brute. Au cours d’une mission, face à un miroir magique, elle est contrainte d’affronter son reflet. Du moins c’est ce qu’ont fait tous les aventuriers au cours des siècles, mais fasse à soi-même impossible de vaincre. Faisant l’amour avec elle-même, elle trouvera la solution…

Donc peu de monstres dans ce tome, si ce n’est Yevlyn qui vainc un troll de pierre en détournant son attention (neuf fois de suite pour être précis, ce qui est endurant pour un troll mais pas assez pour une inquisitrice chevronnée) et en exposant ce dernier aux rayons du soleil. Cela afin d’aller former la jeune génération à la question, prouvant, comme La voleuse que d’autres méthodes existent que la manière forte pour arriver à ses fins, la frustration par exemple…

Hartmann met donc en scène des femmes puissantes dans une vision que l’on pourrait qualifier de féministe. Elles ont toujours le dernier mot face à des situations complexes. Dans la fameuse tradition de l’arroseur arrosé elles ne sont jamais dupes de ces hommes qui veulent les asservir, les prenant à leur propre piège et au passage en retirant des avantages personnels. C’est ici une vision  assez agréable de ne pas voir uniquement des femmes objets présentent pour assouvir  des fantasmes masculins mais libres de leur plaisir. Ainsi, La voleuse utilisera ses charmes pour exceller en son domaine tandis que la méthode toute personnelle de ZoÏa pour diriger ses troupes semble très efficace.

Le cinquième tome ne mollit pas, ce qui est assez remarquable. Une qualité graphique toujours au rendez-vous, des histoires prenantes, une truculence dans les dialogues, des scènes de sexe très bien rendues allant parfois vers le grivois (on reste au moyen-âge) mais toujours avec un trait d’humour qui permet de passer outre. Une réussite de bout en bout pour une série qui confirme sa qualité.

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