Achille 1 : La belle Hélène : Une adaptation fidèle et réussie d'Homère insistant sur l'aspect érotique.

Publié le 04/12/2018

« À l'époque des dieux de la mythologie, des seigneurs de la guerre, et des rois de légendes. Un pays en plein désordre demandait un héros.  Alors survint Xéna (Achille), une prestigieuse princesse (un prestigieux guerrier), issue du coeur des batailles. Combat. Passion. Danger. Par son courage, Xéna (Achille) changera la face du monde. »

L’Illiade est sans doute la plus grande épopée connue avec l’Odyssée, ou du moins la plus ancienne et la plus populaire. On ne compte plus les différentes adaptations sur tous supports. Et il est vrai que cette histoire intemporelle cristallise tout ce qui fait le sel d’un bon récit, dans un monde où les Dieux vivent parmi les hommes et influencent leur destinée.

Ce premier tome se focalise sur les prémices d’une guerre légendaire, présentant les héros et leur fêlures ainsi que les premiers combats. Tout commence avec la vanité des Dieux. La fourbe Eris, blessée par l’attitude de Zeus, offre une pomme d’or à la plus belle des déesse. Mais comment désignée la gagnante entre la beauté physique d’Aphrodite, celle intérieur d’Athéna, ou celle, maternelle, d’Héra ? Le jeune Pâris, prince de Troie, est désigné comme juge. Il choisira Aphrodite qui lui offre en  échange la plus belle  des mortelles, Hélène ; ce qui conduira Pâris à l’enlever à Ménélas, débutant un conflit d’envergure par le jeu des alliances politiques entre les peuples du Péloponnèse.

Ici, nous suivrons particulièrement Achille, archétype du héros fort et puissant, plongé tout en entier dans le Styx encore nourrisson, ce qui le rend invincible, à l’exception de son talon, tenu par sa mère lors de ce baptême si particulier. D’abord réticent pour participer à cette guerre qui n’est pas la sienne, il sera convaincu par le rusé Ulysse pour rejoindre Patrocle, son premier amour lorsqu’ils étaient tous deux disciples du sage Chiron. Il s’embarque alors avec son fils en direction de Troie où il prouvera sa valeur dans un combat épique contre Ténès, fils d’Apollon, à peine débarqué sur le rivage.

Avec son trait affirmé que l’on a  pu déjà apprécier dans Mara ou Witching Yours, Cosimo Ferri prouve encore une fois ses grandes qualités de dessinateur. S’attardant sur le rendu sculptural des corps et un traitement tout en finesse laissant la part belle à l’action et montrant dès le départ une grande qualité graphique pour cette trilogie annoncée. Aussi à l’aise pour mettre en image la puissance des combats que celle des scènes de sexe, il donne à voir une vision toute particulière du mythe qui ne perd rien de sa majesté, tout en restant fidèle au texte original. En effet, il évite les écueils du péplum ringardisé, de Jason et les Argonautes au plus récent Troie, avec Brad Pitt incarnant un Achille orgueilleux et permanenté. Et si son héros est moqué pour son physique de bodybuilder, ce n’est que pour mettre plus en avant ses qualités.

Un exercice périlleux que de s’attaquer aux classiques mais pour l’instant, le challenge est relevé, en espérant que la suite soit de toute aussi bonne facture.

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