Inguinis (2) : Un diptyque émoustillant et malin qui pourrait servir d’inspiration à d’autres.

Publié le 26/03/2018

Artémis est en plein doute. La jeune sculptrice, toujours hantée par l’assassinat de son père, doit achever ses œuvres à temps pour l’inauguration du Panthéon. Mais elle vient de découvrir que ses autres commandes, probablement destinées à la ralentir, avaient un lien direct avec le meurtre. Impliquée dans un complot, sans savoir lequel, Artémis se méfie également un peu du beau Sextus. Elle décide donc de mener l’enquête seul, en commençant par le commerçant qui détourne ses amphores et possédait la bourse de Nicomède…

« Je suis Grecque. Soit je reste à Rome, libre et célibataire, soit je me marie et je dois repartir en Grèce. Je n’aurai jamais l’autorisation d’épouser un Romain. »

Inguinis se montre particulièrement réussi dans son équilibre entre une intrigue simple mais bien troussée et un dessin mettant les corps à nu. Régulièrement pimentée par quelques scènes de sexe joliment illustrées par Nicolas Guénet qui, hormis le corps d’athlète de Sextus, dessine des femmes bien en chair mais réalistes, cette aventure antique dans les coulisses de la création du Panthéon n’a pas à rougir de son scénario, bien loin d’être juste là pour faire joli. Katia Even apporte donc un vrai plus aux albums réalisés aux éditions Tabou et prouve qu’on peut se montrer ambitieux tout en donnant libre cours à sa fantaisie (on apprécie par ailleurs la numérotation des pages en chiffres… romains), quand son dessinateur prouve qu’il n’y a aucune honte à s’associer à un projet pour adultes quand il est bien mené.

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