Magenta Noir Fatal : Regardez la beauté fatale du dessin de Guerra, mais attention : on ne touche qu'avec les yeux !

Publié le 02/10/2017

Magenta et Lucretia doivent enquêter sur la disparition mystérieuse de cinq jolies jeunes femmes. Un scénario convenu, qui fait la part-belle à un érotisme légèrement sado-maso, au bénéfice d'un dessin... fatal !

L'histoire :
Magenta et Lucretia tentent de vivre de petites combines et de menus larcins. Les temps sont durs pourtant : Magenta parvient à séquestrer Bob Keack, créateur de mode. Elle veut connaître la formule pour le nouveau tissu qui vient de la compagny Bob Keack. Pourtant, elle a une mauvaise surprise : le vieux pervers n'est pas l'homme qu'elle recherche, mais un bouseux s'appelant Bob Keach ! Les bijoux qu'elle lui a volés sont un bien maigre butin. Les filles doivent alors se prendre en photos pour le magazine Kinky Winky. Magenta est lasse car ce job est bien mal payé. Alors qu'elle pose pour le shooting, la radio lance une alerte : une mannequin a disparu, alors que quatre autres femmes sont également introuvables depuis quelques temps. Cette jeune femme travaillait au Bizarre Bazaar dirigé par Madame Klaw, une femme que déteste Magenta. Lucretia veut enquêter et parvient à convaincre son amie. Elles aiment trop le risque pour laisser passer cette chance...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :
L'italien Nick Guerra est célèbre pour ses dessins de pin-ups vénéneuses, incendiaires voire meurtrières. Le temps d'un court album, il met en scène deux héroïnes aux mœurs douteuses et prêtes à tout pour gagner de l'argent. Photos de charme, manipulations et chantage, vol de bijoux, Lucretia et Magenta vont tout faire pour s'enrichir « facilement ». Elles vont même se changer en enquêtrices pour retrouver un maniaque qui a enlevé cinq modèles. Le scénario n'est franchement pas très original, il est surtout prétexte à représenter des beautés fatales. Que le lecteur ne s'attende pas à se délecter de scènes grivoises où les deux femmes offrent gentiment leur corps. Au contraire, la blonde pulpeuse et la brune incendiaire sont des créatures particulièrement dangereuses qui dominent tout et en font voir de toutes les couleurs aux hommes. Talons aiguilles et vêtements de cuir, le dessin ne fait pas dans la dentelle et Guerra en profite pour sublimer le pouvoir de la femme. Son noir et blanc est particulièrement efficace et le visage de ses personnages est inoubliable. Adieu la femme faible et soumise, fragile et douce : Magenta est une violente écervelée, choucroute sur la tête, cils énormes et maquillage provocant. Les cases s'agrandissent comme pour mieux glorifier le corps imposant des top modèles, à tel point que le graphisme devient presque figé. On pourra reconnaître également certaines grandes figures du glamour comme Brigitte Bardot. Les annexes montrent le crayonné de l'artiste, encore plus impressionnant que le résultat final. Regardez la beauté fatale du dessin de Guerra, mais attention : on ne touche qu'avec les yeux !

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