Belzeba, La fille de Satan : Enfin en France !

Publié le 07/09/2017

Apparue en Italie en 1972, Belzeba, la sanguinaire fille de Satan, n’avait jamais vu ses aventures traduites en France. Tabou répare enfin cette injustice.

Belzeba est née de l’imagination de Paolo Trivellato et de Stelio Fenzo, un fameux duo d’auteurs italiens qui faisait, depuis 1968, le bonheur des lecteurs de Fumetti per adulto avec le personnage de Jungla. Si le pocket Jungla avait été traduit en France chez Elvifrance, les aventures de la brune Belzeba demeuraient inédites.

Depuis les Enfers, Satan rêve de posséder Fiona, une pure jeune fille qu’aucun homme n’a réussi à séduire. Pour parvenir à ses fins, il prend l’aspect de Grum, le chien de la belle, la viole et rejoint les enfers ! Enceinte, Fiona met au monde un bébé, que son démoniaque père fait enlever par son fidèle Lucifer. Devenue une belle jeune fille éduquée par son monstrueux père, Belzeba revient sur terre afin de séduire Kant, le prince de Norvège qui chasse les sorcières de son pays. Le beau prince abandonnera son trône afin de vivre auprès de sa dangereuse compagne, elle aussi amoureuse du blond nordique.

Ce récit a été publié en 1972 en Italie, en deux parties, par Edifumetto dans la revue I Notturni : la première dans le n° 1 (121 pages), la seconde dans le n° 4 (240 pages). Notons que Belzeba reviendra, de 1977 à 1979, dans les trente numéros (et un hors série) de Belzeba : pocket pour adultes mis en images par Sandro Angiolini et les dessinateurs de son studio.

Né en 1932 à Venise, Stelio Fenzo débute dans la bande dessinée en 1947, alors qu’il fréquente l’équipe de l’Asso di Picche, où œuvre Hugo Pratt. À partir de 1952, il travaille pour la Grande-Bretagne, où il signe récits de guerre et histoires à l’eau de rose pour DC Thompson et Fleetway. Dix ans plus tard, de retour en Italie, il crée « Kiwi » avec Pratt, puis participe à « Tiky », « L’Ombra », « Capitant Cormoran ».

Il aborde la bande dessinée érotique en 1968, avec le lancement de l’héroïne Jungla puis collabore aux magazines Contes féérotiques, Contes satyriques, Les Drôlesses, Les Cornards, Orient Sexpress, Raquel…, signant les plus pornographiques d’entre eux du pseudonyme Esteban Gutierrez. À partir des années 1980, il abandonne les histoires pour adultes et signe de nombreux récits pour la jeunesse dans l’hebdomadaire catholique Il Giornalino (« I Raconti di saloon », « Amar Sing », « Les Tortues Nindja », « I Due del Sudan », « Kim », « Robin Hood »…). Son trait, bien qu’inspiré par Pratt, ne manque ni d’originalité ni de dynamisme.

L’ouvrage, proposé par les éditions Tabou, reprend avec grand soin les pages de la première version de « Belzeba », accompagnée d’une préface signée Gianluca Pellegrini : créateur de la boutique en ligne artefumetto.it. Une belle pierre à verser au patrimoine de la bande dessinée.

LIRE LA CHRONIQUE EN LIGNE !

Produits en rapport avec cet article

COMMENTAIRES

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Attention !

18 ans

Ce site contient des images réservées aux adultes.
Vous devez avoir au moins 18 ans pour entrer sur le site.