Belzeba, La fille de Satan : une histoire d'amour tortueuse

Publié le 26/06/2017

Belzéba, la fille de Satan est une BD érotique en noir et blanc de Paolo Trivellato (pour le scénario) et de Stelio Fenso (pour les dessins). Publiée au début des années 70 en Italie, cette BD est à présent traduite en français et publiée en un volume de plus de 300 pages aux éditions Tabou. Chaque double page comprend généralement quatre larges vignettes, la mise en page n’est que rarement bouleversée, avec symétrie brisée.

Belzéba est, comme le titre l’indique, la fille de Satan. Elle est aussi à demi mortelle du côté de sa mère, chaste jeune femme qui se retrouve enceinte à la suite d’un viol. Satan, comme le Zeus de la mythologie, a pu approcher la mortelle en se métamorphosant. En l’occurrence, il a pris l’apparence du chien de la jeune femme. Satan enlève le bébé à sa mère et l’élève aux enfers. Après un saut de temps important, Belzéba se voit confier sa première mission sur terre.

Cette mission tiraille Belzéba : elle a pour habitude de faire le mal et se plie aux ordres de son père, mais sa condition d’humaine se ranime : elle tombe amoureuse du prince Kant.

Les enfers, tels qu’ils nous sont présentés, ont des similitudes avec ceux racontés par Dante. D’ailleurs, lui-même y figure, à la recherche de sa Béatrice. Chaque pêcheur réside dans une zone définie et subit une torture particulière. Satan est assisté par de nombreux démons. Mais l’enfer est peut-être aussi sur Terre. Il suffit qu’un homme bon soit détourné de son chemin pour que le mal s’y abatte…

Belzeba, fille de Satan

Cette BD est d’un érotisme léger. Il s’agit en partie d’une BD d’aventure, mais aussi d’une histoire d’amour tortueuse. J’en apprécie les dessins, très clairs, sur un papier d’une grande blancheur. Les personnages les plus sombres, d’un point de vue graphique, ne sont pas nécessairement ceux auxquels on penserait en premier lieu : Belzéba arbore certes une chevelure noire et des sourcils de mauvaise augure, mais Boris, successeur de Kant, a des traits bien plus marqués, des plis de vêtements qui le noircissent, il est aussi entouré d’ombres : le véritable « méchant » sur Terre, c’est bien lui…

Belzéba, la fille de Satan est précédé d’une introduction de trois pages rédigée par un collectionneur, Gianluca Pellegrini. Le volume est cartonné, c’est un bel objet, avec un dos illustré : Satan apparaît en haut, Belzéba tout en bas. L’initiale du titre est calligraphiée – à la façon d’une enluminure – sur le dos, comme sur la première de couverture. (Au lieu de la traditionnelle 1e de couverture, j’ai préféré de la sorte vous montrer la couverture à plat.)

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