Belzeba, La fille de Satan : Le mal ce n'est pas si mal.

Publié le 22/06/2017

Pendant les années 70, plusieurs héroïnes maléfiques parmi lesquelles Jacula, Lucifera et Shatane (Le Génie du mâle) incitèrent les lecteurs français et italiens à succomber allègrement à la tentation.

Belzeba et ses sœurs, à travers les petits missels en noir et blanc publiés par les défunts Elvifrance ou  difumetto – en Italie –, donnaient au lecteur son péché quotidien. Au début, les appels du pied de ces donzelles étaient plutôt discrets (pour ne pas dire pudiques) puis, à l’horizon des années 80, il fallut faire face à la concurrence explicite des films pornographiques et donc montrer plus largement ces seins que l’on n’aurait su voir auparavant. Les premières aventures de Belzeba – publiées à l’origine en 1972, en Italie – sont donc relativement chastes.
Le style très incisif et tout en spontanéité de Stelio Fenzo rappelle celui des story-boarders ou des roughmen publicitaires, contrairement à ceux d’Alberto Giolitti (Jacula) et de Leone Frollo (Lucifera) qui eux, sont plus léchés et surtout, plus ronds. Le rythme et la science du cadrage du dessinateur de Belzeba sont en revanche au-dessus des deux autres voire, par moments, très au-dessus. Avis aux amateurs.

VOIR ZOO LE MAG DE MAI-JUIN 2017— PAGE 40

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