Vita Oswood : Érotisme à la carte

Publié le 02/05/2017

1875, USA. La jeune et belle Vita Oswood est une femme aux mœurs légères. Cela ne l’empêche pas de nourrir des ambitions pour quitter la maison close « The Roses ». Lorsqu’elle reçoit une lettre lui annonçant qu’elle vient d’hériter d’un manoir près de Washington, elle quitte immédiatement New York pour aller mener la grande vie dans la capitale fédérale.

Mais elle doit rapidement déchanter lorsqu’elle apprend que la demeure en question a la réputation d’être maudite. En effet, une terrible bataille aurait eu lieu sur les terres du manoir lors de la récente Guerre de Sécession, et les âmes des soldats tués continueraient de hanter les lieux. Cela ne décourage pas la belle, prête à affronter tous les dangers avec sa nouvelle amie indienne, Nahima.

Ne nous voilons pas la face, le scénario de Vita Oswood ne vous fichera pas de migraines ! Même si les ballons dirigeables, les voitures à vapeur et les étranges fusils soulignent les références Steampunk, la lutte contre les zombies et l’héritage tombé du ciel ne sont quelques éléments d’un scénario plus que léger.

En dépit de quelques planches réalisés très hâtivement, c’est le graphisme coquin qui constitue l’atout de charme de Vita Oswood publié fin 2015 chez Graph Zeppelin. L’album s’adresse en effet aux lecteurs cherchant un pur divertissement, avec des jolies héroïnes plus ou moins dévêtues à chaque page, le genre de bouquin qui n’arrive pas entre leurs mains au hasard...

Cette nouvelle édition de ce titre, proposée fin 2016, a été refaite comme Hergé pour ses Tintin : d’une première version plus chaste, où les jeunes filles sont légèrement habillées pour mettre en valeur l’aspect sexy de leurs dessous, il n’était question que de massage et de rires en coin. Mais cette seconde version est résolument plus érotique : la belle héroïne perd ses sous-vêtements, se permet des récréations qui vont bien au-delà du massage, excitées par un gaz aphrodisiaque qui enflamme les sens en même temps qu’elle donne du piquant à au combat contre les Zombies...

Dans cette seconde version qui passe du coquin à l’érotique, le dessinateur Fabrizio Pasini ont donc tantôt revu les costumes de ses personnages, tantôt modifié les décors et les arrières-plans, refaisant quelquefois plusieurs cases, voire des planches entières. Ajoutons à cela le travail de Mister Tabou qui corrige parfois les dialogues originaux du scénario d’Olivier Paillé pour vous en livrer une version plus pimentée, plus humoristique.

La singularité, c’est que ces deux versions sont encore en vente chez l’un et l’autre éditeur. Laquelle se vendra le mieux selon vous ?

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