Blandice 2 : Blandice ou la BD sensuelle…

Publié le 24/04/2017

La publication, à l’heure promise, du deuxième numéro d’un nouveau magazine est un signe encourageant. Et encore plus lorsqu’il s’agit d’un journal de BD, en ces temps difficiles pour la presse. C’est le cas pour Blandice, fort justement sous-titré La BD sans dessus ni dessous et proposé par Play Presse : un label des éditions Tabou qui, depuis quelques années, proposent des albums de belle facture destinés aux adultes.

« Le Peuple des brumes ».

On y savoure, en avant-première, une séquence très chaude du « Peuple des brumes » (fantaisie féerique signée Katia Even et Styloïde), suivie par une nouvelle « Lecture frivole » toujours aussi libertine (un petit bijou) par Jean Frenzy et Phil Entrop (graphiste dans l’animation, auteur d’une BD jeunesse sous son véritable patronyme), quelques pages de « La Déesse » au dessin tout en rondeurs de la jeune et prometteuse Nephyla (sur scénario de Katia Even), découverte surprenante d’« Apple et Lemon » (une fantaisie coquine de Nicoby, qui propose une nouvelle facette de son grand talent), sans oublier les gags démoniaques des « Lubrikos » de Remsès et Nicolarson.

On peut aussi (re)découvrir quelques pages de « Miss Deeplane » par Louis (alias Stéphane Louis) et d’« Omaha », la jolie chatte de Reed Waller et Kat Worley (dont l’édition intégrale en trois volumes est proposée par les éditions Tabou, voir Omaha… Danseuse féline !).

Le rédactionnel est à la hauteur des ambitions de la revue, avec un entretien en compagnie de Janicot-Tixier et Jean-Baptiste Bagur (deux jeunes auteurs ayant participé au collectif « Némo »), un dossier sur le romantisme dans la BD selon Jim, une étude sur Fragonard le peintre des libertins, un entretien avec David Charrier (dessinateur au trait sensuel sur « Le Baiser de l’orchidée »), la rubrique « Le Tuto des artistes » avec pour invitée Olivia, les dessins coquins réalisés par des lecteurs ayant œuvré sur le thème de la lingerie… À l’arrivée, un deuxième numéro à la fois plus soigné et plus riche que le premier : jamais vulgaire, il devrait séduire un large lectorat amateur de sensualité.

Henri FILIPPINI

« Miss Deeplane ».

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