La Déesse 2 : la série romantico-érotique de Tabou

Publié le 18/04/2017

Nana consacre sa vie à ses études en calligraphie sans se soucier des rencontres coquines dont ses deux copines sont friandes. Elle prépare une exposition pour son diplôme de fin d’études sur la déesse celte de la sexualité, Anann.

Mais cette déesse celte trouve en Nana la personne parfaite pour ses ambitions. Par l’entremise d’une professeur, elle va initier la jeune étudiante à la sensualité sous toutes ses formes : Nana va se laisser aller à des plaisirs insoupçonnés, épicés par des hommes immatériels.

Dans le second tome, Nanna, qui a fini ses études, part pour quelques jours de vacances sous les tropiques, accompagnée de ses deux amies et de son nouvel amoureux, Eugène, et bien décidée à oublier la fameuse déesse. Mais elle est angoissée, car elle n’arrive plus à dessiner comme avant. Serait-ce la Déesse celte de la sexualité qui la bloque dans l’espoir qu’elle lui revienne ?

La Déesse, la série romantico-érotique de Tabou
Un extrait (soft) du premier tome...

La Déesse est très habilement portée par ses deux auteures qui glissent entre les mailles du X pour livrer un intéressant récit. En effet, les albums de bande dessinée érotique proposent souvent des successions de scènes charnelles de plus en plus osées. Et lorsqu’un scénario plus conséquent vient soutenir un titre, les scènes crues de sexe ont tendance à décourager un certain public.

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Le premier tome a connu un grand succès

Rien de tout cela dans La Déesse : même si la thématique de l’envoûtement par un dieu dévoué à l’amour n’est pas vraiment innovante, le scénario de Kathia Even profite de ce point de départ pour surtout s’intéresser aux relations entre l’héroïne Nanna et son petit ami Eugène au sein de ce second tome. Le jeune couple profite d’une vie sexuelle aussi classique qu’équilibrée, mais l’intégralité du récit ne se focalise pas sur ces ébats.

Le fil narratif utilise habilement de la présence de deux amies de Nanna, non pour des plans à trois ou d’autres partouzes de ce genre, mais bien pour faire parler l’héroïne de ses tracas : sa soutenance à réussir, puis son blocage créatif. Les dialogues distillent également une bonne dose d’humour, ce qui permet de lire le récit avec encore plus de plaisir.

Même parti-pris pour la dessinatrice Nephyla qu’on avait déjà découverte au sein de la collection Strawberry (Soleil), et qui améliore ici encore son graphisme pour ce second tome. En effet, même si cet album commence et se termine par des scènes d’amour, il s’agit globalement de tendres effusions, bien plus touchantes que de bestiales performances habituelles au genre. Le dessinatrice n’hésite à proposer des plans serrés afin d’insister sur une caresse et de dégager une émotion. Rajoutons que les sexes masculins ne sont d’ailleurs pratiquement jamais représentés pour laisser la place à davantage de suggestions.

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... et un autre extrait (tout aussi soft) du second tome !

Plutôt tourné sur l’intime que sur le sexe, porté par des personnages vivants et attachants, La Déesse fait souffler un vent frais sur la production érotique actuelle. Le succès du premier tome qui ne devait rester qu’un one-shot a permis à La Déesse de se transformer en série, avec un tome 3 déjà en préparation. Une série qui pourra plaire à Monsieur et/ou à Madame, mais si l’orientation Girly est plus marquée quand dans d’autres productions de ce type.

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