Omaha, danseuse féline : Un des chefs d'œuvre de la BD underground !

Publié le 15/11/2016

Après des traductions françaises contrariées et demeurées inachevées (Comics USA/Glénat, éditions du Balcon et même déjà Tabou plus récemment), les éditions Tabou récidivent en proposant, enfin, une réédition intégrale et chronologique de l’œuvre anthropomorphique de Reed Waller et de Kate Worley. Deux premiers et superbes albums cartonnés (format 20,6 x 28,6 cm, 256 pages en noir et blanc), d’une série de quatre, sont dès à présent disponibles. Ces ouvrages préfacés par James Vance et Trina Robbins sont des traductions fidèles de « The Complete Omaha the Cat Dancer » publié aux États-Unis par NBM.

Venue de fin fond de l’Amérique profonde, craquante et sexy, Omaha la petite provinciale fauchée, devient stripteaseuse à Mipple City, métropole populaire et grouillante située au sud de Chicago.

Le puritanisme ambiant contraint la jolie petite chatte à se produire dénudée dans le bar clandestin de Charlie, dont elle devient très vite la vedette. C’est là qu’elle croise la route de Chuck : dessinateur publicitaire désinvolte, héritier d’un dandy richissime, dont elle tombe follement amoureuse. Hélas, injustement accusé d’un meurtre, le couple fusionnel prend la fuite.

Ainsi débutent les aventures de la petite chatonne et se son bon gros minou : couple libre évoluant au cœur d’une Amérique conservatrice.

Certains on taxé, à tort, de pornographique, cette série pleine de charme et de poésie qui, il est vrai, n’hésite pas à proposer des séquences chaudes, sans pour autant tomber dans la débauche gratuite.

C’est en 1976, dans le fanzine Wootie, que Reed Waller (né en 1949), bientôt rejoint par sa compagne Kate Worley (1958-2004) pour l’écriture des scénarios, ont pendant près de vingt ans travaillé sur cette série nominée aux Eisner Awards en 1989 : prix de la meilleure série en noir et blanc et du meilleur écrivain en 1991. Cette bande dessinée anthropomorphique, entre « Mickey Mouse » et « Fritz the Cat », compte plus de mille pages considérées malgré tout comme choquantes par la censure d’une Amérique politico-morale.

Beaucoup considèrent pourtant aujourd’hui « Omaha the Cat Dancer » comme l’un des chefs d’œuvre de la bande dessinée underground.

Henri FILIPPINI

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