Moralopolis, grand cru classé chez Livrogne !

Publié le 04/09/2014

Moralopolis est en fait la ville de Paris, dans un futur proche. C’est la cité de la perfection morale, du moins si l’on en croit la présidente et les associations féministes, qui ont pris le pouvoir. En pratique, tout ne se déroule pas de façon harmonieuse, et encore moins démocratique. Les lobbies féministes ont le dessus, les femmes sont victimisées, elles profitent du moindre écart de conduite pour se plaindre des hommes, lesquels doivent passer des stages de redressement sexuel pour apprendre à contrôler leurs pulsions. L’eugénisme est à la mode, la sélection des êtres humains en vue d’éliminer toute tare, en particulier la propension au viol.

C’est dans ce contexte que grandit Franck. Il est le fruit d’un couple contestataire, qui a refusé de s’aligner sur les conseils des autorités en matière de prévention génétique. Voici Franck en 2050, à l’âge de 25 ans, amoureux, prêt à se marier. Il reste une formalité : le test de conformité exigé par sa future épouse. Celui-ci se révèle positif ; Franck a le gène du viol, ce qui lui donnerait une tendance à passer à l’acte. La jeune femme le rejette immédiatement. Franck en conçoit une vive amertume. Désespéré, il tente de conquérir une collègue, mais il est maladroit et elle dépose plainte pour agression. Franck est condamné à un mois de redressement, durant lequel son amertume ne fera que grandir. Loin de le faire rentrer dans l’ordre, cette condamnation fera de lui un être fourbe. Sa gardienne s’éprendra pourtant de lui, ignorant ses idées funestes.

Cette histoire, rondement menée et bien argumentée, est portée par quelques idées qui vont à l’encontre de la bien-pensance actuelle. Dès lors, on ne s’étonnera pas que ce livre n’ait pas eu le succès qu’il mérite. En effet, la tendance actuelle est au féminisme parfois radical – lequel ne vise plus l’égalité des sexes, qui est acquise, mais la suprématie de la gente féminine, voire la domination du genre masculin. L’auteure prend le contrepied de ce mouvement, s’insurge et se rebiffe, et nous montre ce que pourrait être le monde si les féministes radicales avaient le pouvoir. Les hommes seraient honnis, condamnés avant même l’acte, sans preuve, ils subiraient la peine de mort sur simple présomption de viol, avec toutes les dérives que ces idées entraineraient. Avec un peu d’objectivité et en faisant fi du bourrage de crâne orchestré par les médias depuis des années, cette hypothèse est loin d’être farfelue ou idiote. En effet, on voit déjà les prémisses très nettes de cette tendance…

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